Mission prospective à Novossibirsk et Tomsk, Sibérie

Une délégation de l’université de Bordeaux s’est rendue à l’invitation de Michèle Debrenne, Professeur à l’Université de Novossibirsk, à la 8ème édition des rencontres intitulées « coopération avec les universités européennes en Sibérie : problèmes et solutions » du 19 au 22 avril. La rencontre s’est tenue à Novossibirsk et Tomsk en Sibérie.

  • 25/10/2016

© Michel Mesnard © Michel Mesnard

Placé sous le signe de la commémoration du 50ème anniversaire de la venue du Général de Gaulle à Novossibirsk, qui a initié un nouvel essor dans la coopération scientifique entre la France et la Russie dans les domaines du nucléaire et de la recherche spatiale, cet événement proposait également aux représentants d’une vingtaine d’établissements d’enseignements supérieurs publics et privés sibériens et kazakhs, un élargissement aux problématiques de coopération avec l’Europe de par la présence de représentants d’établissements supérieurs allemands, espagnols finlandais et tchèques. 

Le choix de l’université de Bordeaux de participer à cet événement s’inscrit dans une histoire ancienne de collaborations avec la Russie. La coopération avec les universités centrales russes - principalement Moscou et Saint-Petersbourg - constitue un axe stable de l'établissement, notamment pour ce qui est de l’accueil de chercheurs. Par ailleurs, depuis 2015, un partenariat fort s’est noué entre l’université de Bordeaux et l’Université de Novossibirsk autour de la mise en place d’un Laboratoire international associé (LIA « Artemir » - coordination : Hugues Plisson, PACEA UMR 5199) dans le domaine de l’archéologie préhistorique. Dans un double objectif de conforter et d’élargir la coopération dans le domaine de la recherche, il se révélait pertinent d’évaluer les atouts offerts par le couple Novossibirsk - Tomsk, 3ème bassin de recherche et de formation en Russie après Moscou et Saint-Pétersbourg. 

Au terme des diverses rencontres, échanges et visites de sites, l'ensemble sibérien constitue un véritable pôle d’attractivité aussi bien dans le domaine de la formation que de la recherche. 

Lauréats du programme national « 5 Top 100 », équivalent russe des Initiatives d’Excellence, ces deux établissements disposent désormais des moyens nécessaires à l’accroissement de leur internationalisation via notamment l’anglicisation d’une large partie de leur offre de formation respective et la mise en place de programmes attractifs de bourses. Par ailleurs, la signature le 29 juin 2015 de l’accord de reconnaissance des diplômes et des niveaux entre la France et la Russie va venir grandement faciliter la coopération notamment en matière de double diplomation.

Enfin en matière de recherche, ces deux établissements bénéficient d’une culture mature en matière de relations entre recherche et développement, qui s’appuie notamment sur un tissu industriel très actif dans les domaines de pointe dans les domaines des sciences et technologies (informatique, laser, mathématiques, sciences environnementales, ingénierie) et des sciences médicales.

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