Trophées « Talents U » 2018 : catégorie Recherche & innovation

Innovants, surprenants, performants… Découvrez les sept projets sélectionnés dans la catégorie recherche et innovation. Les Trophées « Talents U » seront remis lors de la soirée de rentrée, qui se déroulera le jeudi 4 octobre à partir de 17h au Domaine du Haut-Carré à Talence.

TB Speed

Par l’équipe IDLIC* – Centre Bordeaux Population Health (unité de recherche Inserm & université de Bordeaux)

Un projet de recherche pour renforcer la prise en charge de la tuberculose pédiatrique et améliorer son dépistage précoce.
Coordonné par l’université de Bordeaux et financé par Unitaid et l’Initiative 5%, le projet TB-Speed réalise des activités de recherches visant à réduire la mortalité infantile due à la tuberculose en évaluant des approches diagnostiques novatrices et rentables dans des pays à faible ressources. Cette étude est organisée autour de deux axes majeurs :
- proposer et valider une approche décentralisée du diagnostic de la tuberculose pédiatrique dans les districts sanitaires et les centres de santé primaires.
- rendre plus systématique le dépistage de la tuberculose chez les enfants hautement vulnérables c’est à dire infectés par le VIH, ou sévèrement malnutris et/ou atteints de pneumonie sévère.

TB-Speed est mis en œuvre pour quatre ans dans sept pays (Cameroun, Côte d’Ivoire, Mozambique, Ouganda, Sierra Leone, Zambie et Cambodge). Il contribuera au dépistage de plus de 77 000 enfants.
Cette recherche inclura une approche diagnostique bactériologique optimisée utilisant un test moléculaire nouvellement développé, le test Xpert MTB/RIF Ultra, effectué sur des échantillons plus faciles à obtenir chez l’enfant (selles et l’aspiration nasopharyngée), l’introduction de la radiographie pulmonaire digitalisée ainsi que la formation et le soutien des cliniciens au dépistage et diagnostic de la tuberculose chez l’enfant.

*Maladies infectieuses dans les pays à ressources limitées

JointLab LCPO L’Oréal, de la recherche innovante vers le consommateur exigeant

Par le Laboratoire de chimie des polymères organiques - LCPO

Partageant une vision commune de la science, respectueuse des hommes et de l’environnement, L’Oréal Recherche & Innovation et le Laboratoire de chimie des polymères organiques (LCPO) ont décidé de joindre leurs forces pour mener un chantier de recherche commun sur le développement de polymères à haute valeur ajoutée, afin de répondre aux enjeux de demain dans le domaine de la cosmétique.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une conception partagée de l’innovation, à l’interface de plusieurs domaines scientifiques alliant en particulier chimie, biotechnologie, physico-chimie et la biologie, à l’heure où la chimie durable est une source d’innovation et de performance.

Ce laboratoire s'est appuyé sur une relation de confiance établie depuis une quinzaine d'année avec le LCPO, renforcée depuis 5 ans des programmes doctoraux qui ont conduit à des résultats très prometteurs. La création de ce laboratoire répond à la volonté de conduire des recherches en commun pour développer des polymères à activités cosmétiques (soin de la peau, maquillage...), respectueux de l’environnement tout en améliorant l’efficacité et la performance du produit dans lesquels ils sont utilisés.
Les sujets qui seront abordés dans cette structure « hors murs » pourront générer des connaissances fondamentales qui pourront nourrir le domaine cosmétique mais aussi les domaines du biomédical et des matériaux fonctionnels, domaines d’intérêt du LCPO et de ses tutelles, le CNRS, Bordeaux INP et l’université de Bordeaux.

Acteurs impliqués : Sébastien Lecommandoux (LCPO), Xavier Schultze (L'Oréal)

Plateforme de production de matériaux innovants à partir de l'air atmosphérique

Par le groupe chimie moléculaire et matériaux (C2M) de l’Institut des sciences moléculaires (ISM)

Ce projet financé par l'IdEx Bordeaux porte sur le développement d'une plateforme de synthèse verte et rapide de nanomatériaux inorganiques. Pour cela, l'emploi d'un plasma froid à pression atmosphérique qui permet de générer des espèces chimiques très réactives à partir de molécules neutres de gaz est mis à profit. Le plasma, gaz partiellement ionisé (physiquement défini comme un quatrième état de la matière) est produit par un système de décharges électriques. Dans le cadre de notre projet, le système mis sur pieds est celui dans lequel la décharge, créée entre deux électrodes, glisse le long de celles-ci avant d'atteindre la cible (d'où le nom de décharge glissante ou GlidArc). L'air atmosphérique utilisé comme gaz et transformé en radicaux libres capables de réagir en un temps relativement court sur des précurseurs ioniques pour les transformer en nanomatériaux se trouve alors valorisé. Notre dispositif est le tout premier de ce genre à être construit et implémenté dans la métropole bordelaise.

Les objectifs sont donc divers :

  • construire un réacteur capable de transformer l'air en substances chimiques plus réactives
  • valoriser l'air atmosphérique qui est une ressource verte, abondante et renouvelable
  • produire des nanomatériaux inorganiques par une méthode verte, rapide et peu onéreuse
  • attirer des « Talents Chercheurs » travaillant dans le domaine des matériaux innovants.

Acteurs impliqués : Hervé Deleuze, Groupe C2M, IdEx Bordeaux

Colloque Sensibilisation et regards croisés autour du handicap

Par Eric Dugas, chargé de mission Handicap

Afin de rendre les recherches liées au handicap plus lisibles, les trois départements de recherche de l’université de Bordeaux ont souhaité croiser leurs regards lors d’un colloque qui a eu lieu les 18 et 19 janvier dernier.
Il s’agit d’une première sur le territoire puisque l’enjeu du colloque est d’aborder la question du handicap par des regards croisés interdisciplinaires autour de 4 thèmes : autonomie et insertion, troubles et situation de handicap, inclusion et numérique.
Ces journées s’adressaient aux chercheurs, mais également au grand public à titre individuel ou professionnel.

Le format était pluriel par les thématiques abordées, les interventions de scientifiques de différentes disciplines mais aussi par l’articulation entre les interventions, tables rondes en plénière et la présentation de posters en atelier.
En marge du colloque, des acteurs issus d’entreprises, start-up, institutions, associations étaient présents pour présenter des dispositifs et des initiatives en lien avec les problématiques du handicap comme par exemple avec « Mobalib » le premier réseau social et collaboratif du handicap.

L’ambition de ce premier colloque, soutenu par le conseil départemental de la Gironde, la Fondation université de Bordeaux et le groupe Solvay, s’inscrit dans la collaboration renforcée entre l’université de Bordeaux et le CNRS. L’objectif est de sensibiliser aux problématiques du handicap sur le site universitaire bordelais.

Fort de ce succès, une seconde édition autour du thème de l’inclusion sociale aura lieu en janvier 2019.

Chaire "Régulation des jeux d'argent et de hasard"

Par la Faculté de droit et de science politique

La Chaire « Régulation des jeux d’argent et de hasard », accueillie par la Fondation de l'université de Bordeaux, a pour ambition de construire un espace de réflexion qui rassemble des universitaires, des acteurs du secteur des jeux et diverses institutions publiques intervenant en ce domaine. Ce projet consiste dans l’organisation d’une Chaire pluriannuelle pour développer des activités de recherche et de formation pour renforcer la connaissance de ce domaine spécifique et créer un pôle d’excellence bordelais en la matière.

La Chaire est le cadre le plus propice à l'étude du secteur des jeux d’argent et de hasard, secteur économique particulier soumis à une réglementation publique particulièrement contraignante, tant au regard de ses enjeux pour l’ordre public, pour la santé publique, pour la notion de contrat ou encore celle de la régulation économique (droit, économie, sociologie…). L’intérêt du sujet se révèle donc transdisciplinaire touchant à des problématiques de santé (phénomène d’addiction aux jeux mal évalué et maîtrisé en France), de droit et de politique (telles que la cohérence de la production normative, la police administrative ou le droit applicable aux autorités administratives indépendantes), de sociologie et d’économie du secteur…

Acteurs impliqués : dirigée par Aude Rouyère (Institut Léon Duguit - ILD de l’université de Bordeaux), Sébastien Martin (Centre de recherche et de documentation européennes et internationales - CRDEI) et Jean-Baptiste Vila (ILD), avec le soutien du Forum Montesquieu, en coordination avec la Fondation Bordeaux Université, et en partenariat avec : l'autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL), la Française des jeux, le PMU, ZeTurf, le Groupe Barrière, la Marocaine des jeux, Betclic.

Laboratoire commun ITEMM (Intelligence technologique et économique sur la mobilité michelin)

Par plateforme VIA Inno, GrethaGroupe de recherche en économie théorique et appliquée (unité Cnrs et université de Bordeaux) (université de Bordeaux / CNRSCentre national de la recherche scientifique )

ITEMM est un Laboratoire Commun, créé en 2016, entre Michelin et la plateforme VIA Inno, rattaché au GrethaGroupe de recherche en économie théorique et appliquée (unité Cnrs et université de Bordeaux) . Ce laboratoire a vu le jour par une volonté commune d'approfondir l'analyse des données relationnelles appliquée à l'intelligence technologiques. Un programme scientifique a été mis en place selon trois axes présentant un potentiel à la fois d'un point de vue opérationnel et académique :

  • l'analyse des réseaux
  • l'analyse de la proximité technologique
  • l'analyse des trajectoires inventives

Parmi les récentes réalisations du laboratoire :

  • des formations à l'initiative de Michelin et de l'équipe de VIA Inno ont permis aux deux équipes d'acquérir de nouvelles compétences et connaissances, et a permis de rapprocher les deux équipes et d'améliorer la synergie difficile à mettre en place entre acteurs privés et publics.
  • la rédaction d’un manuel d'analyse de réseaux appliquée à l'Intelligence Technologique permettant de fixer un socle commun de connaissances à VIA Inno et de transférer le savoir-faire à Michelin.
  • le développement et la mise à disposition de Michelin d’algorithmes permettant de calculer de nouveaux indicateurs à des fins de test dans une application RStudio. Ces indicateurs permettent d'étendre le domaine des possibles pour les analyses
  • publications dans des revues scientifiques

Une réflexion sur l'extension d'ITEMM est aujourd'hui lancée pour intégrer un axe de recherche autour de l'intelligence artificielle pouvant potentiellement inclure d'autres acteurs.

Acteurs impliqués : VIA Inno, GREThA, Michelin

Solutions basées modèles dynamiques pour l'autonomie des engins spatiaux complexes et ses applications au traitement de la maladie du diabète

Par Laboratoire de l'intégration du matériau au système (IMS, université e Bordeaux / CNRSCentre national de la recherche scientifique )

Les travaux de recherche menés par David Henry et son équipe (équipe ARIA du laboratoire IMS), visent à développer de nouveaux algorithmes basés modèles mathématiques, pour doter le logiciel bord des engins spatiaux de capacités de type intelligence artificielle, capable de se reconfigurer face à des situations non prévues telles que la perte d’organes de contrôle/mesure suite à un dysfonctionnement ou encore une collision avec un débris spatial.
Dans ce domaine, David Henry a acquis une reconnaissance nationale et internationale puisqu’il est expert pour l’Agence spatiale européenne (ESA, Pays Bas), membre du comité d’expert pour le Centre nationale des études spatiales (CNES – France) et il travaille avec les acteurs majeurs européens du domaine (Airbus Defence & Space - France et Allemagne, Thales Alenia Space - France et Italie, GMV Space - Espagne et Portugal, DLR - Allemagne).

Les résultats obtenus ont récemment suscité un intérêt dans le domaine du traitement de la maladie du diabète et l’équipe ARIA est impliquée actuellement dans un projet de recherche pluridisciplinaire avec le laboratoire de biologie de Bordeaux (CBMN) et le CHU de Bordeaux, qui vise à développer de nouvelles solutions inspirées des problématiques spatiales, pour une nouvelle génération de pompes à insuline, capables de faire face à une grande variabilité des conditions de vie de l’homme.

Sur les aspects théoriques : les résultats obtenus montrent que lorsque l’on dispose d’un modèle mathématique du système et de ses incertitudes, il est possible de concevoir des algorithmes capables d’autonomie fonctionnelle et opérationnelle, avec des performances garanties et quantifiables. Ces résultats ont été validés par la communauté scientifique au travers de nombreuses publications scientifiques dans des journaux de rang A.
Sur les aspects pratiques et transfert de technologie: la mise en place des méthodologies développées sur les bancs d’essais industriels, démontre l’aptitude des algorithmes développées à se reconfigurer tout seul face à des situations imprévues, rendant l’engin spatial complètement autonome.

Acteurs impliqués : équipe ARIA (approche robuste et intégrée de l'automatique) de l'IMS

Mots clés :