OpenCare : une approche durable pour le soin et la santé !

Le projet de recherche européen OpenCare, coordonné par l’université de Bordeaux, a été lancé fin février 2016. Ce projet de deux ans, financé par le programme-cadre Horizon 2020 de la Commission Européenne, a pour objectif de repenser durablement le rapport au soin et à la santé en Europe.

  • 26/04/2016

En s’appuyant sur l’intelligence collective et sur la participation notamment de hackers, « makers »1, artistes, activistes et designers, OpenCare encourage les citoyens à imaginer et à concevoir des objets adaptés à leurs besoins de santé qui n’existent pas actuellement sur le marché, ou commercialisés à un prix difficilement abordable.

La stratégie du projet est la suivante :

  1. définir le rapport à la santé, au soin et ses enjeux
  2. repérer des besoins ou des situations problématiques dans le domaine de la santé et réfléchir à une alternative
  3. élaborer un ou des prototype(s) permettant de répondre aux demandes repérées en amont
  4. tester les prototypes
  5. évaluer les retours des utilisateurs, des participants, le mode de fonctionnement du projet pour déterminer si le modèle est viable économiquement.

Le projet est unique de par son aspect radicalement ouvert : les discussions sur le déroulement, les enjeux du projet sont entièrement ouverts à la participation du public. De même, le design et la fabrication des prototypes seront documentés et publiés en libre accès sur la plateforme du projet.

Le LaBRI (Laboratoire Bordelais de Recherche en Informatique) de l’université de Bordeaux apporte au projet son expérience pour l’analyse des données issues des conversations sur la plateforme du projet. Sa mission est d’élaborer une méthodologie venant en appui à la démarche ethnographique d’Edgeryders, en scrutant et fouillant les échanges électroniques entre les participants. Le projet consiste à faire et à observer faire, pour décrire et caractériser autant que possible le processus d’innovation sociale qui anime cette communauté. C’est cette posture acteur-observateur qui place OpenCare à l’avant-garde de la réflexion sur des systèmes de santé alternatifs.

Dès le mois de mars 2016, les « workshops », animés par WeMake2 ont démarré. Les objectifs de ces ateliers sont de familiariser les personnes ayant des besoins importants de santé avec la démarche du projet (retraités, migrants récemment arrivés en Europe) ainsi que d’activer la communauté locale de hackers et makers* en vue de l’élaboration des prototypes. Le mois d’avril a vu le lancement de la plateforme collaborative Opencare, www.op3ncare.cc.

Pour plus d’information

Prof. Guy Melançon (LaBRI), guy.melancon@labri.fr 

 

Introducing Op3nCare from Edgeryders on Vimeo.

6 partenaires pour OpenCare

  • le LaBRI, le Laboratoire Bordelais de Recherche en Informatique (Université de Bordeaux) qui est aussi coordinateur du projet (Prof. Guy Melançon en est le responsable scientifique)
  • Edgeryders Ltd, un think tank enregistré au Royaume-Uni qui anime en ligne sa propre communauté pan-européenne
  • 2 WeMake SRL, un Makerspace (FabLab) à visée sociale, basé à Milan, Italie
  • SCimPULSE Foundation, une fondation pour l'avancement scientifique, basé à Maastricht aux Pays-Bas
  • Stockholm School of Economics, une école de commerce basée à Stockholm, Suède
  • la Ville de Milan, en Italie qui souhaite mettre en œuvre ce système sur son territoire dès 2018.

 

* Un maker : La culture « maker » (de l'anglais make, lit. faiseur) est une culture (ou sous-culture) contemporaine constituant une branche de la culture Do it yourself (DIY) (qu'on peut traduire en français par « faites-le vous-même ») tournée vers la technologie. La communauté des « makers » apprécie de prendre part à des projets orientés ingénierie. Les domaines typiques de ces projets sont donc l'électronique, la robotique, l'impression 3D et l'usage des machines-outils à commande numériques (CNC) mais également des activités plus traditionnelles telles que la métallurgie, la menuiserie, les arts traditionnels et l'artisanat. La culture met l'accent sur une utilisation innovante de la technologie et encourage à l'invention et au prototypage. Une attention toute particulière est portée à l'apprentissage de compétences pratiques et l'application de ces dernières de manière créative. La culture maker met l'accent sur l'apprentissage par la pratique dans un cadre social. La culture se concentre ainsi sur un apprentissage informel, communautaire, collaboratif et partagé motivé par l'amusement et l'accomplissement personnel.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_maker