Joanne Pagèze, vice-présidente internationalisation

Joanne Pagèze, professeur agrégée d'anglais, a été nommée vice-présidente en charge de l’internationalisation sur proposition du président Manuel Tunon de Lara.

Joanne Pagèze © Arthur Pequin Joanne Pagèze © Arthur Pequin

« Mon premier amour pour la France vient de la littérature » confie Joanne Pagèze. Britannique et passionnée par les langues - le français en particulier - et les lettres classiques - latin, grec - qu’elle étudie dès le collège en Angleterre. C’est au lycée qu’un professeur passionné lui transmet son enthousiasme pour de grands écrivains… Maupassant, Flaubert, Simone de Beauvoir. Pendant ses études de langues et littératures modernes et médiévales à l’Université de Cambridge, la jeune femme, attirée par la poésie occitane des troubadours choisit comme première escale française Toulouse, où elle est assistante au lycée Saint Sernin. Elle y rencontre l’âme sœur et décide de rester dans la ville rose. « J’y ai poursuivi mes études et passé l’agrégation tout en enseignant l’anglais à des ingénieurs de l’industrie aérospatiale, cela m’a ouvert les yeux à la communication scientifique » explique-t-elle. 

Après Toulouse, c’est Bordeaux, où en 1998, Joanne Pagèze obtient un poste de PRAG (professeur agrégé) à l’université au sein du Départements langues et cultures (anciennement DLVP). Elle y intègre une équipe dynamique et s’investit pleinement dans l’enseignement d’anglais aux étudiants en médecine et sciences de la vie. Rapidement, elle confirme son intérêt pour la communication scientifique avec un DEA en anglais de spécialité sur l’utilisation des métaphores dans le domaine des cellules souches.

« Ne pas voir l’international comme la cerise sur le gâteau »

Parallèlement, Joanne Pagèze s’intéresse aux contextes d’apprentissage: « Pendant toutes ces années, j’ai réfléchi avec d’autres collègues à optimiser l’enseignement de l’anglais, en exploitant les nouveaux outils technologiques et méthodologiques… mais également à la problématique de l’enseignement et apprentissage en anglais lingua academica dans les formations internationales ».

Réflexions qui font échos au projet Défi international, dispositif d’accompagnement pédagogique et linguistique pour enseigner en anglais lancé par l’IdEx Bordeaux en 2014 et piloté par Joanne Pagèze. Un vaste défi certes, mais qui sera récompensé par un prix PEPS en 2017 (Passion et pédagogie dans le supérieur), signe que l’internationalisation des formations est un axe fort de transformation de l’université française. « Aujourd’hui, tout étudiant doit, avec ou sans mobilité, pouvoir faire l’expérience de l’international. C’est incontournable dans le monde globalisé dans lequel nous vivons. L’internationalisation développe des compétences clés chez nos étudiants » affirme Joanne Pagèze.

Devenir des citoyens du monde

Accompagner les structures dans l’internationalisation de leurs formations, brasser les publics, développer des compétences interculturelles, aller vers la construction d’une université internationale, telle est la mission que cette nouvelle vice-présidente enjouée va mener à bien aux côtés de Stéphanie Debette, vice présidente Relations extérieures, des autres vices présidents et auprès des structures de l’université de Bordeaux. « C’est un travail d’accompagnement et de mise en confiance, nous devons trouver un équilibre qui convient bien à nos campus et à notre culture, nous en avons les moyens ».

Un challenge qui ne l’empêchera pas ni de continuer à enseigner ni de lire et relire quelques classiques de la littérature française…

Mise à jour le 19/06/2018