L’égalité femme/homme est une idée neuve à l’échelle de l’histoire.

Marion Paoletti, chargée de mission égalité femme / homme © université de Bordeaux

« Le féminisme est un combat pour l’égalité, j’aime ce mot, c’est un humanisme » affirme Marion Paoletti, chercheuse et maîtresse de conférence en science politique à l’université de Bordeaux, dont la dernière publication dans la revue scientifique Travail, genre et sociétés s’intitule justement La France, féministe ou anti féministe ?

Passionnée de science politique, Marion Paoletti fait une thèse à l’IEP de Bordeaux puis est nommée maître(sse) de conférence à l’université Versailles St Quentin. Mutée à l’université Montesquieu Bordeaux IV en 2000, elle concentre ses recherches au sein du Centre Emile Durkeim sur la démocratie participative, la décentralisation puis s’intéresse particulièrement à la mise en œuvre de la parité en politique, vaste sujet.

« La question de la parité en politique a donné lieu à un débat passionnant dans les années 1990 », rappelle Marion Paoletti. Ainsi en 2000, une réforme de la constitution est votée, rendant possible des lois sur la parité en politique. L’idée fait son chemin et s’étend en 2008 au milieu économique et social. » Devenus très "tendance", les sujets autour de la parité, la mixité ou l’égalité font l’objet de nombreuses études et alimente le débat public.

En 2013, la loi sur l’enseignement supérieur et la recherche prône à son tour l’égalité des femmes et des hommes au sein des universités et incite fortement à instituer des chargés de mission dédiés à cette problématique dans chaque établissement.

Promouvoir et favoriser l’égalité entre les femmes et les hommes et la diversité dans l’enseignement supérieur et la recherche

C’est ainsi que Manuel Tunon de Lara confie cette mission à Marion Paoletti. « C’est une mission transversale, nous partons de rien, il faut prendre son bâton de pèlerin, nouer un dialogue et trouver comment travailler sur l’égalité dans l’objectif que l’identité sexuée ne soit ni discriminante, ni entravante » déclare-t-elle.

La première étape commence par un état des lieux de l’existant et un bilan quantifié des positions de chacun(e). A cet égard et afin de trouver les bons indicateurs, un groupe de travail a été mis en place. Il faudra ensuite observer les situations sous cet angle et exercer une veille active. Enfin, en fonction des objectifs qui auront été définis, un plan d’action sera mis en œuvre. Pour Marion Paoletti, cette mission donne sens aux travaux de recherche qu’elle a effectués mais qui doivent impérativement se poursuivre et s’intensifier.

La société s’est structurée sur l’inégalité femme/homme qui traverse toutes les catégories. Les études de genre sont des outils majeurs pour l’égalité.

Mise à jour le 09/07/2015