J’ai eu la chance de présider la destinée d’une université

Dean Lewis © Oliver Got - université de Bordeaux

Bac C en poche, Dean Lewis quitte Périgueux pour suivre les classes préparatoires scientifiques du lycée Michel Montaigne à Bordeaux. Trois années au cours desquelles il approfondit son penchant pour la physique et confirme sa « vocation pour le métier d’enseignant. » En 1988, il intègre l’École normale supérieure (ENS) de Cachan où il obtient une agrégation de physique appliquée. Retour à Bordeaux (université de Bordeaux 1) dès 1992 pour y suivre un DEA d’Instrumentation et mesures et préparer une thèse en électronique au Laboratoire ondes et matière d’Aquitaine (LOMA, ex-CPMOH) qu’il soutient en 1996. Jeune docteur, Dean Lewis accepte le poste de professeur agrégé que l’université lui propose au sein de l’UFR de physique. Il choisit cette voie plutôt que celle des classes préparatoires aux grandes écoles pour pouvoir profiter des nombreuses opportunités d’activités et de carrières offertes par l’université. En 1998, recruté maître de conférence au sein du laboratoire IXL devenu IMS (intégration du matériau au système), il prend la responsabilité de l’équipe « Test et analyse par faisceau laser » qui a compté une quinzaine de personnes au sein du groupe de recherche en nanoélectronique. Une activité marquée par de nombreux partenariats académiques et industriels qui s’appuie notamment sur la plateforme ATLAS unique en Europe par ses possibilités et performances.

L’université est une chance, le système est ouvert, c’est un lieu où les opportunités sont multiples.

Très impliqué dans ses activités de recherche autant que dans ses fonctions d’enseignant, il est nommé professeur en 2005, puis devient directeur de l’unité de formation et de recherche (UFR) de physique en 2006. De fil en aiguille, Dean Lewis s’investit de plus en plus au sein de l’établissement. C’est ainsi (et comme souvent) qu’encouragé par ses collègues, il devient vice-président du conseil scientifique de l’université Bordeaux 1 en décembre 2010, puis se présente comme président en 2012 à la suite d’Alain Boudou. Elu à la tête de l’établissement, il avoue que cette fonction représente une forme d’aboutissement personnel mais aussi et surtout une responsabilité lourde compte tenu des décisions importantes qu’il a portées devant le conseil d’administration, telles l’opération campus et le choix irréversible de la fusion.
Totalement convaincu par le bien-fondé de du projet de la nouvelle université de Bordeaux et très engagé dans sa réalisation, il s’investit sans compter dans cette nouvelle mission aux côtés de Manuel Tunon de Lara et Yannick Lung.
Ardent défenseur du service public, Dean Lewis est ambitieux pour l’université de Bordeaux. Il décide de continuer cette aventure aux côté de son nouveau président et accepte la mission de vice-président du conseil d’administration. Par envie et loyauté envers la communauté universitaire et surtout sa communauté d’origine auprès de laquelle il souhaite assumer pleinement ses choix. Pour lui, l’objectif est de sortir rapidement d’une indispensable période transitoire pour donner tout son sens à l’université de Bordeaux, grande université pluridisciplinaire au service du développement de la connaissance. Un gage de réussite pour la formation des jeunes.

Mise à jour le 25/03/2014