François Pellegrini © Philippe Gaillardin/Picture Tank François Pellegrini © Philippe Gaillardin/Picture Tank

Mon rôle est de piloter la transformation numérique de tous les métiers de l’université

Corso-breton né à Reims en 1968, François Pellegrini achète son premier ordinateur à l’âge de 11 ans avec ses économies. « L’informatique, c’est comme les Lego, on peut assembler sans limite et construire de multiples univers ».

Une passion qu’il décide de conjuguer avec ses études. Il intègre l’ENSERB à Bordeaux et poursuit son parcours par une thèse à l’université Bordeaux 1. Ses travaux portent sur le domaine du calcul parallèle haute performance et touchent également aux modèles juridiques et économiques de la création logicielle.

Enseignant-chercheur depuis 1995 à Bordeaux 1 puis à l’ENSEIRB et à l’université de Bordeaux, François Pellegrini n’a rien perdu de sa passion d’enfant et se réjouit d’être rémunéré pour transmettre son savoir et poursuivre ses recherches. Informaticien et homme engagé, il s’investit au début des années 2000 dans le mouvement du logiciel libre et devient président de l’association Aquinetic,  pôle régional de compétences scientifiques, techniques, et industrielles pour l’innovation ouverte et libre ainsi que pour les technologies libres. Également soucieux du respect des personnes au sein de ce cyber-univers, il est nommé commissaire par la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) en janvier 2014 où il se rend chaque semaine.

Une mission transversale

« La révolution numérique de la société et du monde est en marche, l’université ne peut pas y échapper. Aujourd’hui, le savoir est abondant et copiable à coût zéro. La valeur ajoutée se trouve dans la transmission des connaissances et l’interaction. Il est donc urgent d’organiser les ressources et la manière de les transmettre. Nous devons outiller tous les personnels pour être à la pointe ». C’est en cela que consiste la mission de François Pellegrini : trouver comment se servir du numérique pour faciliter la vie de tous les usagers. « Il s’agit de transformer l’intégralité des processus métier de l’université pour plus d’efficacité. La numérisation des activités doit permettre d’optimiser certaines tâches, de supprimer les intermédiaires, d’améliorer les circuits de circulation de l’information, de faciliter les échanges pour in fine produire un meilleur service à tous les niveaux ». Pour François Pellegrini, le numérique doit permettre de se concentrer sur la valeur ajoutée de chacun et ainsi valoriser l’humain. Pour ce faire, il travaille à créer un schéma directeur du numérique et à le mettre en œuvre. « Le besoin de définir et piloter une vision stratégique a conduit à ma nomination, je suis un outil permettant de mettre en musique cette transformation ».

Mise à jour le 24/04/2015