Ils ont choisi la Licence Mathématiques à Bordeaux 1

Christophe Lafargue, 20 ans

Licence 3 en mathématiques fondamentales


J’ai commencé par faire une classe prépa. Cela ne me plaisait pas forcément, trop de physique et je préférais faire des maths. Donc même si cela a été un peu compliqué, j’ai réussi à m’inscrire en semestre 4, en milieu d’année, à Bordeaux 1 en mathématiques fondamentales, par validation des acquis et de l’expérience. Le fait d’avoir plus de liberté et d’autonomie pour le travail personnel était appréciable. Il y avait un écart de niveau entre la prépa et la licence mais finalement en fin d’année, je trouve qu’il était rattrapé.

Je n’ai pas vraiment d’idée sur ce que je souhaite faire même si je n’ai aucun regret d’avoir quitté la prépa. Peut-être devenir prof en lycée ou à l’université et passer le CAPES et l’agrég. Mais je commence une nouvelle option cryptologie bientôt, je vais voir si cela me plaît. Ou alors pourquoi ne pas passer des concours administratifs de niveau licence…


Louis Merlin, 22 ans

En thèse à l’Institut de Mathématiques de Bordeaux (IMB)


Après le bac, c’était soit l’université, soit la prépa…Et comme je n’aimais pas la physique - il y en a beaucoup en prépa - que je préférai les maths depuis longtemps et que j’avais envie de commencer plus doucement, j’ai choisi l’université. En terme de rythme, c’était bien sauf en L3 car j’ai commencé à préparer l’agrégation, et je ne faisais presque que cela. En fait, je voulais devenir prof en collège ou lycée. Je ne connaissais pas le milieu de la recherche, et en me documentant et en discutant avec certains de nos professeurs, j’ai envisagé le métier d’enseignant-chercheur comme une possibilité.

J’ai eu mon agrégation; je dois d’ailleurs la valider en donnant des cours, et j’ai commencé un Master 2 recherche en mathématiques. Aujourd’hui je suis en thèse à l’IMB dans le domaine de la géométrie pure. Mon but avec cette thèse était de pouvoir être immergé dans le milieu de la recherche. Ensuite je verrai, soit faire un post-doc et chercher un poste de maître de conférence, ou alors devenir prof en lycée, en classe prépa.


Fanny Sarrazy, 28 ans

Ingénieur chercheur au CEA de Grenoble


J’ai commencé à Bordeaux 1 par une première année en biologie. Finalement j’avais des facilités en maths et c’est une matière qui me plaisait donc j’ai voulu aller plus loin. J’ai continué en mathématiques pures, notamment pour faire de la théorie. Je pensais alors me tourner vers l’enseignement mais au moment de préparer l’entrée à l’IUFM, cela me plaisait moins et je ne me sentais pas prête. Je suis donc partie en Erasmus durant une année en Master 1 à l’Université de Ulm en Allemagne, pour voir autre chose.

Je suis revenue à Bordeaux pour un Master 2 en mathématiques appliquées (spécialité Modélisation Stochastique et Recherche Opérationnelle). J’ai alors abandonné le domaine de l’enseignement pour les statistiques. J’ai fait mon stage sur des calculs de probabilité dans des réseaux d’eau potable dans une unité de recherche du Cemagref de Cestas. Je suis ensuite partie travailler 18 mois au CEA de Grenoble dans une équipe d’opticiens en microélectronique sur un sujet proche de mon stage. Et aujourd’hui je travaille toujours au CEA, cette fois-ci avec des biochimistes dans un laboratoire de recherche sur l’ADN où je fais des biostatistiques. J’avais choisi les maths sans être sûre de moi. Et cela a été un peu difficile de trouver ce nouvel emploi, j’ai cherché activement mais j’ai bien fait de persister. Je me sens bien dans cet élément. Finalement les maths permettent de toucher à plein de domaines différents.



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Dernière mise à jour : 21/12/2011

Responsable de cette page : Delphine CHARLES